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4 décembre 2017

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Une interview complète

Le Festival de Cannes vient de s'achever, Côté Court à Pantin s'annonce à l'horizon. Entre les deux, deux visions différentes du cinéma. L'une, plutôt portée sur les signatures, les effets de manche et les paillettes, l'autre sur la découverte, l'expérimentation et la simplicité. Haute couture contre artisanat mais au-delà des façons de faire, un même univers, un même milieu qui nécessite un petit rafraichissement dans sa vision de la société française contemporaine. L'occasion de faire le tour de la question avec différents témoins. Deuxième étape avec Adnane Tragha, réalisateur de 600 euros, long-métrage auto-produit et auto-distribué, sorti l'an dernier avec une presse élogieuse et qui tournait autour de la présidentielle de 2012.

Comment se lance-t-on dans le cinéma  sans passer par une école ?

Personnellement pas par passion du cinéma, mais parce que j'avais des choses à dire. Je voulais donner mon point de vue sur les quartiers populaires, notamment par rapport à ce que je voyais à la fin des années 90 où il y avait très peu de choses sur ce thème. J'étais en licence d'économie au moment où j'ai écrit mon premier scénario, je n'avais pas de caméra, je ne connaissais personne dans ce milieu. Arrivé en DEA en 2001 je choisis comme sujet de mémoire la diffusion de films sur internet. A l'époque, il n'y avait pas encore YouTube, ni même l'ADSL. Mon raisonnement était déjà de penser à une alternative de diffusion du cinéma. Puis avec mon frère on a monté «  Pass Pass La Cam’  » une asso audiovisuelle et j'ai passé le concours d'instit, en me disant que ça permettrait d'avoir du temps pour travailler des projets à côté. J'ai été prof pendant trois ans, pendant cette période j'ai fait mes premiers courts, dont Cohérence Zéro, pour lequel j'ai réussi à avoir un financement de Défi Jeunes, du FASILD (l'ancêtre du CGET) et de la ville d’Ivry-sur-seine. Ce qui m'a permis non seulement de produire ce film mais aussi de m'acheter du matériel. J'arrive sur MySpace en 2006, le premier réseau social qui permet de fidéliser un public et je lance avec deux potes, la série Passe Passe Le Mic.

Ce qui nous amène à signer deux plus tard avec Luc Besson avec qui on monte une boite. C'est un peu comme ça que je me suis retrouvé à faire du cinéma, en développant mes projets de façon indépendante sans attendre de trouver un producteur. Pas en faisant une école spécialisée. Je m’étais pourtant inscrit au concours de la Femis en 2001 ou 2002. A l'époque, j'avais envie de filmer, de raconter des choses avec des images... J'ai fait des études, j'ai un bac+5 en économie, je sais monter des dossiers, et je me retrouve à devoir proposer quelque chose autour d'un thème comme "la boite". Or je n'étais pas dans un imaginaire de ce type là. J'avais plutôt un propos un peu social, politique que je voulais mettre en images et à l'époque je n'étais pas prêt à répondre à un examen comme ça. Ce type de concours n'est pas adapté à tout le monde, ils veulent recruter des jeunes créatifs versés dans l'abstrait et pourtant il y en a beaucoup qui pourraient être de bons cinéastes et à qui un concours de ce type ne peut absolument pas leur parler. 


Que pensez-vous de l'état du cinéma français contemporain  ?


Ca bouge, il y en a qui réussissent à se développer et à faire leur film avec le temps. J'ai eu une boite pendant 6 ans avec Luc Besson, j'ai pu voir un peu comment ça se passe. En gros, si tu acceptes de rentrer dans un certain moule, en faisant par exemple des films qui donnent selon moi une image négative des banlieusards mais qui sont conformes à l'imaginaire collectif, il y a moyen de faire son trou plus facilement. Si demain je propose un film sur une jeune maghrébine voilée de force dans une cité miséreuse et qu'il est correctement écrit, j'aurai moins de problèmes à obtenir des financements. Le gros souci vient d'ailleurs pour beaucoup des commissions d'aide du CNC, des collectivités territoriales, etc. Il y a très clairement des thématiques qui ne les intéressent pas.

Comment s'en sort-on alors  ?

J'ai choisi une voie différente, celle de l'indépendance totale. En quinze ans, je n'ai jamais obtenu un centime du CNC. Ce qui est très problématique d'ailleurs car lorsque l'on n'est pas aidé en amont, on n'est pas aidé non plus en aval. Par exemple, ayant auto-produit 600 euros, je n'avais pas les moyens de rémunérer tout le monde, ce qui m'empêche d'obtenir l'agrément CNC et pour le coup de pouvoir bénéficier du soutien automatique accordé à toute production sortie en salles. Mais ça ne me fera pas déroger à ma ligne de conduite. Je préfère clairement faire les films que je veux faire et tant pis si je n’obtiens pas les financements, ça ne m’empêchera pas de continuer à tourner des films. Pour sortir 600 euros en salle, j’ai du ainsi créer «  Les Films Qui Causent  », ma propre société de distribution avec un ami.